[…] Michael Rehnvall, tu plonges tes instruments
Dans les entrailles palpitantes du citron solaire
Et
lentement tu remontes des avant-bras sanglants
Mouchetés de paillettes incandescentes et d’écailles d’agrume
Archipel capital, je vois avec tes yeux les larmes des conifères
Court-circuitant les aiguillages des lacs glacés
Faune protestant dégoulinant de sueur, oui
Tu
malaxes la cervelle poisseuse des dieux fous
Tu
passes ta langue sur tes dents avant de sourire au grand tout […]
Extrait du poème De bas en haut
par Philippe Sabourdy (2008)
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